Se laisser charmer par Les Caprices de Victoria

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«J’ai toujours aimé les vieilles maisons. Dès qu’on est entré ici, le cœur s’est mis à me débattre. Plusieurs détails, comme les moulures, me faisaient penser à la maison de mon enfance qui date de la même époque, soit 1900. J’ai su que j’étais chez nous». Rencontre avec Maryse Desrosiers, propriétaire avec son mari Michel Lafrance du gîte Les Caprices de Victoria, à Sutton.

Le gîte de Mme Desrosiers propose cinq chambres de charme dans une maison victorienne (d’où le nom!) à distance de marche du cœur villageois de Sutton. On peut y profiter d’un spa et de massages, de la cour où passe un ruisseau et de bons déjeuners maison. La demeure est décorée de photos d’époque de souvenirs du Grand Nord, où le couple a vécu avant d’arriver à Sutton.
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De Kuujjuaq à Sept-Îles en passant par Yellowknife avant d’arriver à Sutton

Mme Desrosiers était infirmière et M. Lafrance, directeur d’aéroport. Ils ont travaillé à différents endroits dans le Nord pendant de nombreuses années. «Au retour, je n’étais pas sûre de vouloir continuer dans le domaine médical», explique Mme Desrosiers. «Mais je voulais continuer de voir du monde. L’idée d’un B&B me trottait dans la tête depuis un certain temps». C’est à Sutton qu’ils ont commencé à chercher, coin de pays qu’ils ont connu en visitant de la parenté dans la région : «Quand il a été le temps de revenir de Yellowknife, on ne s’est pas posé la question trop longtemps: Sutton! Les gens y sont vraiment accueillants» raconte Mme Desrosiers, en ajoutant qu’elle retourne quelques semaines chaque année faire de la vaccination dans le Grand Nord : «Tu peux sortir la personne du Nord, mais tu ne sors pas le Nord de la personne»!

Une maison, une histoire

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Mme Desrosiers a l’habitude des grandes maisons où vont et viennent les gens puisque ses parents étaient propriétaires du magasin général du village où elle a grandi, près de Drummondville. «Magasin général, boucherie, bureau de poste, caisse populaire : il y a eu tout ça dans la maison quand j’étais jeune donc, il y avait toujours des gens. Je pense que c’est pour ça que j’aime le gîte : une vieille maison où il y a toujours du monde. D’autant plus que les gens qui viennent dans les gîtes, c’est du monde extraordinaire!».

La maison des Caprices de Victoria date de 1905, époque où elle était la propriété du notaire Tartre. Au milieu du siècle, elle a été vendue à une autre famille qui l’a eue pendant plus d’une quarantaine d’années. Ce n’est qu’en 1999 qu’elle a été vendue de nouveau et transformée en gîte par les nouveaux acquérants, vocation qu’elle a conservée depuis. Mme Desrosiers et M. Lafrance ont repris le flambeau il y a maintenant sept ans.

Comme le gîte était en activité quand ils en ont fait l’acquisition, il y avait déjà des réservations à l’horaire et des clients habitués qui revenaient. «Il a fallu être performant dès le début!» raconte Mme Desrosiers. «La première saison, j’ai repris les recettes et les habitudes des anciens propriétaires. Puis, tranquillement, j’ai mis tout ça un peu plus à ma main avec mes façons de faire et mes recettes. Un gîte, ça occupe beaucoup, mais nous sommes contents de notre choix!».


À SAVOIR


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À propos de l'auteur

Julie Aubé

Tout l'été, j’enchaîne les escapades pour le plaisir de voyager gourmandement au Québec. Les savoureux récits que je fais de mes visites, rencontres et découvertes mettront l'eau à la bouche tout au long de la Saison. Ne manquez pas de les suivre et de vous en inspirer pour vos escapades au Québec cet été!

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